Jeudi 28 juin 2 012 : HORTVS ADONIDIS

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Jeudi 28 juin 2 012

 

V

ERNISSAGE à la ‘‘Galerie Fabienne’’. Il m’était impoſſible de dire aux gens qui venaient prendre de ſes nouvelles que Triſtan m’avait quitté. Perſonne n’aurait compris la gravité de mon langage. Toute tentative pour me réconforter m’aurait ſemblé trop légère, inappropriée, indécente. Déjà, les mots d’Aſcagne & de Junie, les ſeuls à qui j’aie parlé de notre ſéparation, m’avaient profondément indigné. Ils prétendaient pouvoir m’aider de leur expérience, au prétexte qu’ils étaient ‘‘déjà paſſés par là’’… « Le caractère conventionnel de l’expreſſion m’enfonça la poitrine * », pour reprendre les mots de Grégorius Maximilien Lehcar, ce perſonnage du roman qu’Hipponaüs, qui en connaît l’éditeur, dont il s’eſt entiché, voulait tellement que je luſſe.

  * Agnus Regni, Frédéric Sounac, Délit Éditions, 2 009, p. 518.

29/06/2012, 01:52 | Lien permanent | Commentaires (0)

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