Vendredi 27 juillet 2 012 : HORTVS ADONIDIS

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Vendredi 27 juillet 2 012

 

L

ES BACCHANNALES d’Argos ſont paſſées depuis pluſieurs jours maintenant. Heureuſement qu’il y eut ces fêtes pour m’aider à me diſtraire un peu de Triſtan, de ſon indécence & du mal qu’il me fait. J’ai dit l’autre jour que l’une des raiſons qui l’avaient empêché d’enviſager notre inſtallation commune dans la cité d’Acaris, c’était la peur qu’il avait d’être quitté à ſon tour (par crainte que je ne ſois moins attaché à lui depuis qu’il s’était lui-même détaché de moi en me quittant) & de ſe retrouver donc ſeul dans une ville inconnue. Même ſi nous avions fini par nous réconcilier depuis ſa trahiſon, Triſtan s’était donc mis à la recherche d’un logement dans Athènes pour la prochaine année univerſitaire. Mais découragé par le montant exorbitant des loyers dans cette ville, qui lui promettaient une exiſtence faite de manques & de fruſtrations, alors qu’il s’était habitué à vivre un peu plus largement lors de ſon ſéjour dans la véritable Grèce, l’idée lui vint ſoudain de pourſuivre ſes études dans Acaris, où les loyers ſont moins élevés, & (comme ſi ſa peur avait entièrement diſparu) de s’y établir donc ſeul, c’eſt-à-dire ſans moi, puiſqu’ayant perdu toute confiance en lui, je n’ai plus du tout l’intention, pour ma part, de m’inſtaller dans cette ville avec Triſtan, pour les mêmes raiſons, d’ailleurs, que celles qui l’avaient d’abord empêché lui de l’enviſager avec moi : par peur de m’y retrouver finalement ſans perſonne, de dépenſer donc inutilement beaucoup d’argent (en caution, frais d’agence, de déménagement, etc.) & de perdre pour rien le grand confort de vie que j’ai dans Argos, où ſe trouvent ma famille, mes amis & mes biens. Je fus cruellement bleſſé par ce retournement de ſituation. Non ſeulement Triſtan avait mis un terme, en me quittant, à notre projet d’inſtallation commune dans la cité d’Acaris, mais encore avait-il pris la déciſion d’y vivre finalement ſans moi ! Je me ſentais trahi une ſeconde fois. Pis ! Voilà maintenant qu’il enviſage la poſſibilité, par ſouci d’économie, d’avoir un colocataire, c’eſt-à-dire de vivre dans Acaris ſans moi, mais avec quelqu’un d’autre !

28/07/2012, 00:43 | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Un signe d'Olivier, resté inactif sur le blog depuis juillet, quelle bonne surprise, quelle bonne nouvelle ! (peut-être ... les nouvelles, je ne sais pas). Perdue et abandonnée ici, avec toujours ce zombie malade, j'ai pas mal de choses à faire, mais le courage me manque tellement : dos et hanches plutôt bloqués (vertèbres lombaires soudées aux sacrées en coiçant quelques nerfs importants) et surtout la DMLA dégénerescence maculaire qui s'aggrave malgré les piqûres mensuelles dans l'oeil : reste pas beaucoup de vision à droite. Pas d'aide non plus : le zombie ne supporte pas vraiment la présence d'étrangers et laisse sur mes épaules cette baraque ignoble digne du quart monde !
Merci de ton message, dis-moi donc ce que tu deviens. Je t'envoie tous mes bons voeux pour 2013 et espère que ce sera une année prolifique pour toi. A bientôt.

Écrit par : Maola | 31/12/2012

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