Vendredi 31 août 2 012 : HORTVS ADONIDIS

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vendredi 31 août 2 012


C

ETTE APRÈS-MIDI, j’ai pu entendre des bribes du diſcours qu’un inſpecteur de l’Inſtruction publique tenait aux nouveaux inſtituteurs ſtagiaires, qui étaient ‘‘accueillis’’ aujourd’hui par leur hiérarchie au ΚΔΔΠ d’Argolide. Il était queſtion de la correſpondance que ces nouveaux fonctionnaires étaient ſuſceptibles d’adreſſer à leurs ſupérieurs, à leur miniſtre de tutelle, par exemple, rien de moins ! « Surtout, expliquait l’inſpecteur, ne terminez pas votre lettre par un cordialement qui ſerait des plus mal venus ! Et pourquoi pas une tape dans le dos, tant que vous y êtes ! Dites plutôt vos ſentiments reſpectueux. Ces ſentiments peuvent également être dévoués. » Je ne ſais ſi l’inſpecteur a ſongé à recommander à ces inſtituteurs de ſoigner leur orthographe. Il arrive fréquemment qu’elle le ſoit fort peu dans la correſpondance électronique qu’ils ont avec moi, quand je les relance à cauſe de leurs retards (je ſuis d’ailleurs toujours embarraſſé par ces tournures qui m’échappent parfois : « Unetelle a du retard », « les retards de cette autre », « il ſemble, Madame, que vous ayez du retard », qui n’évoquent hélas pas ſeulement l’oubli de rendre des livres, dont il eſt pourtant queſtion en réalité). Je ne compte plus les « J’ai oublier de les rapporter » ou les « Je vous les rendrez la ſemaine prochaine » que ces perſonnes m’adreſſent. Quelle ſorte de grammaire peuvent-elles bien enſeigner à leurs élèves ?


Inspecteur de l'Instruction publique

Mis en ligne le 23.VIII.2013

31/08/2012, 17:23 | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.