HORTVS ADONIDIS : Archives

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29/01/2014

Mardi 28 janvier 2 014

 

Ablutions

 

A

SCAGNE m’a raconté que Tritogénie, cette tranſexuelle qui eſt ſerveuſe à la ‘‘Barricade’’ & dont il s’eſt entiché depuis peu, avait vécu à Rhodes avant de venir s’inſtaller à Pylos. Elle poſſédait là-bas une roulotte dans laquelle elle avait pour habitude de recevoir des hommes qui la payaient en échange des ſervices ſexuels qu’elle leur rendait. Mais un jour, des maquereaux étrangers (je ne ſais plus de quelle nationalité m’a dit Aſcagne) ſont venus inſtaller leurs filles, des eſclaves ſexuelles importées de leur pays, dans les rues où travaillait la Palatine (c’eſt ſon nom de guerre). Les proxénètes ont d’abord voulu faire partir cette dernière de façon pacifique, ſi je puis dire, mais celle-ci n’ayant rien voulu entendre (& on la comprend, car elle était chez elle, après tout !), ils en vinrent très vite à la manière forte en mettant tout bonnement le feu à la roulotte de Tritogénie. Ce fut la panique dans le quartier, où elle était connue de tout le monde. « Mon Dieu », criaient les gens, « ils ont tué la Palatine ! C’eſt affreux, la princeſſe Palatine a cramé dans ſa roulotte ! » Il n’en était rien, fort heureuſement. Au moment où les incendiaires détruiſaient la roulotte de Tritogénie, par chance, celle-ci ſe trouvait dans un bar-tabac où elle avait ſes habitudes. C’eſt en effet dans cet établiſſement qu’elle allait ordinairement faire ſes ablutions entre deux clients ! Mais pour ſa ſécurité, la Palatine n’eut d’autre choix que de quitter la ville dans l’heure, ſans même emporter une valiſe. Je ne ſais trop pour quelle raiſon c’eſt à Pylos qu’elle élut finalement domicile. Peut-être y avait-elle des connaiſſances. Vérité ou légende que tout cela ? Dieu ſeul le ſait, & la princeſſe Palatine !

Mis en ligne le 03.X.2014

29/01/2014, 02:40 | Lien permanent | Commentaires (1)

22/01/2014

Mardi 21 janvier 2 014

 

J

AI CROISÉ HIERONYMUS & ſon fils au ſupermarché, cette après-midi. Comment ſe peut-il qu’une créature auſſi noire, auſſi coupable que lui, ait été capable d’engendrer l’innocence même ? De loin, diſcrètement, j’ai pris le temps d’obſerver le père & le fils. Le garçonnet courait en tous ſens. Jamais ſa converſation ne ſemblait devoir ſe tarir. Ce petit être incroyablement gracieux, & qui avait une confiance aveugle dans l’empoiſonneur de ma ſœur, s’émerveillait de tout. Son pouvoir d’enchantement était ſi grand que même Hieronymus en paraiſſait transformé. On eût dit qu’il ſe ſavait déjà dépaſſé par l’intelligence de ſon fils. Je me ſuis retrouvé à faire la queue derrière eux à la caiſſe. J’ai pu conſtater que Hieronymus n’avait pas changé ſur un point au moins : il était reſté le très grand conſommateur de bière, l’alcoolique, que j’avais connu. Le contenu de ſon chariot l’atteſtait. Il m’a ſemblé qu’il craignait que je ne fiſſe quelque eſclandre devant ſon fils. Mais j’étais très loin de me trouver dans de ſi mauvaiſes diſpoſitions. Je me ſentais au contraire d’humeur philoſophe. J’admirais l’ironie de la vie, qui réſerve ſa meilleure part à des canailles comme Hieronymus. S’il était permis de ſe venger des Hieronymus, il ſerait déſormais trop tard, d’abord parce que beaucoup de temps a paſſé, & qu’un honnête châtiment ne ſouffre pas de tels ſurſis, mais ſurtout parce que ſe venger aujourd’hui, ce ſerait faire d’un petit bienheureux un orphelin.

Mis en ligne le 31.VIII.2014

22/01/2014, 01:13 | Lien permanent | Commentaires (7)

16/01/2014

Mercredi 15 janvier 2 014

 

J

E NE RÉSISTE pas au déplaiſir de recopier dans ce journal, tel quel, le commentaire de texte (c’eſt du moins cenſé l’être) qu’a commis il y a quelques jours mon élève de Lerne, qui doit paſſer le bac de français à la fin de l’année ſcolaire. Je ne ſais par quel miracle il eſt arrivé juſque là. Il a tout de même obtenu la note de cinq ſur vingt, ce qui n’eſt pas ſi mal, au fond, mais n’a aucun ſens, à mon avis. On croirait lire la prose d’un débile profond :

« Le texte que je vais vous présentez est celui de Marguerite Duras, une romancière du XX°s, le texte Un Barrage contre le Pacifique, écrit en 1 950. C’est l’histoire d’une mère pauvre avec ses deux enfants qui vit sur des terrains incultivables et qui est envahis par la mer. Et elle décide de faire un barrage.

Quelle rôle va-t-elle jouer dans la construction du barrage face à l’environnement.

Dans mon commentaire il y aura deux parties :

-       la présentat° des paysans et leur environnement.

-       l’image de l’héroïne et du rôle qu’elle joue dans la situat°

Dans la première partie nous pouvon voir le champs lexical de la pauvreté : ‘‘leur misère’’, morts de faim’’, ‘‘pauvrement’’ et ça montre la misère des paysans et de l’environnement. Nous pouvons voir la personnification de la mer, pour montrer l’invincibilité de la mer. La mer envahissant tout sur son passage : ‘‘leurs enfants morts de faim ou leurs récoltes brûlées par le sel’’

Dans la deuxième partie, nous pouvons voir une répétition de ‘‘elle’’ qui montrer un grande importance dans la construction du barrages, c’est la chef, c’est elle qui a expliqué comment construire le barrage. Elle est sur que le barrage va réussir.

Conclusion :

Dans cet extrait, la femme a une grande importance dans la construction du barrage, c’est elle qui prend les décisions. »

Mis en ligne le 22.VIII.2014

16/01/2014, 02:41 | Lien permanent | Commentaires (0)