Mardi 21 janvier 2014 : HORTVS ADONIDIS

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Mardi 21 janvier 2 014

 

J

AI CROISÉ HIERONYMUS & ſon fils au ſupermarché, cette après-midi. Comment ſe peut-il qu’une créature auſſi noire, auſſi coupable que lui, ait été capable d’engendrer l’innocence même ? De loin, diſcrètement, j’ai pris le temps d’obſerver le père & le fils. Le garçonnet courait en tous ſens. Jamais ſa converſation ne ſemblait devoir ſe tarir. Ce petit être incroyablement gracieux, & qui avait une confiance aveugle dans l’empoiſonneur de ma ſœur, s’émerveillait de tout. Son pouvoir d’enchantement était ſi grand que même Hieronymus en paraiſſait transformé. On eût dit qu’il ſe ſavait déjà dépaſſé par l’intelligence de ſon fils. Je me ſuis retrouvé à faire la queue derrière eux à la caiſſe. J’ai pu conſtater que Hieronymus n’avait pas changé ſur un point au moins : il était reſté le très grand conſommateur de bière, l’alcoolique, que j’avais connu. Le contenu de ſon chariot l’atteſtait. Il m’a ſemblé qu’il craignait que je ne fiſſe quelque eſclandre devant ſon fils. Mais j’étais très loin de me trouver dans de ſi mauvaiſes diſpoſitions. Je me ſentais au contraire d’humeur philoſophe. J’admirais l’ironie de la vie, qui réſerve ſa meilleure part à des canailles comme Hieronymus. S’il était permis de ſe venger des Hieronymus, il ſerait déſormais trop tard, d’abord parce que beaucoup de temps a paſſé, & qu’un honnête châtiment ne ſouffre pas de tels ſurſis, mais ſurtout parce que ſe venger aujourd’hui, ce ſerait faire d’un petit bienheureux un orphelin.

Mis en ligne le 31.VIII.2014

22/01/2014, 01:13 | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Ah, cela faisait longtemps qu'on n'avait plus eu le plaisir de te lire! Je vois que ton meilleur ennemi vit finalement très bien avec son mal, ce qui devrait plutôt te rassurer, surtout, si mes souvenirs sont bon bons, qu'il souffre d'une multitude d'autres maux. En parlant de maux et pour parler légèrement de choses sérieuses, ici, en Polynésie, le mondial de pétanque qui devait drainer des foules hystériques, a été annulé, un ou deux concurrents africains ayant eu l'imprudence de s'inscrire à cette passionnante épreuve et avec ébola, hein, on n'est jamais trop prudent. J'ignorais que cette ennuyeux sport fut connu hors de l'héxagone et de ses territoires ultra-marins

Écrit par : don esteban | 04/09/2014

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Hou, ça se voit que je n'ai plus l'habitude d'écrire des commentaires: un bon en trop et cet à la place de cette...Etrange comme les fautes sautent aux yeux une fois qu'on ne peut plus les corriger!

Écrit par : don esteban | 04/09/2014

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Et comme un malheur n'arrive jamais seul, on vient d'apprendre qu'il avait été mis un terme à la carrière de Gaston Flosse !

Écrit par : Antire | 08/09/2014

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Ah ! Les volets sont ouverts.
C'est une bonne nouvelle.

Écrit par : Pierre | 08/09/2014

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Je me joins au concert de louanges : vous lire est encore et toujours un grand plaisir, cher Antire.

Écrit par : Philerme | 11/09/2014

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Les persiennes se sont refermées ?

Écrit par : Pierre | 26/09/2014

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Un peu de patience, chers amis !

Écrit par : Antire | 26/09/2014

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