Extrait de mon journal : HORTVS ADONIDIS

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Extrait de mon journal

 

Voici ce que j’écrivais tout à l’heure dans mon journal. Peut-être un lecteur saura-t-il m’éclairer et me détromper !

 

Mont-de-Marsan, dimanche 10 mai 2020, trois heures et demie, l’après-midi. J’ai écrit hier et ce matin une ballade sur la folie d’Attis, d’après le début de Catulle, 63, dont je ne suis pas mécontent du tout. Il y avait longtemps que je voulais écrire une ballade en alexandrins. Mais je ne pouvais me résoudre à le faire sans suivre cette règle de la ballade, qui veut qu’il y ait autant de vers dans les couplets que de syllabes dans le vers. Il me fallait donc une strophe de 12 vers qui fût construite sur un système restreint de rimes, comme c’est le cas du dizain (construit sur 4 rimes et non sur 5). Je ne sais comment m’est miraculeusement venue hier l’idée pourtant simple d’ajouter au dizain un premier et un dernier vers rimant respectivement avec le vers suivant et le vers précédent. Le résultat est un douzain construit sur 4 rimes, exactement comme le dizain. Ma culture poétique est si maigre que j’ignore si cette strophe existe ailleurs. Pour tout dire, elle me semble être le développement si naturel du dizain que le contraire m’étonnerait. Mais grâce à mon inculture, j’ai non seulement depuis hier le sentiment exaltant d’avoir inventé ce douzain, mais même un nouveau poème à forme fixe : la ballade régulière en alexandrins !

10/05/2020, 16:15 | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.