Journal du 06.VI.2024 : HORTVS ADONIDIS

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(Journal du 06.VI.2024) Les résultats du concours auquel je me suis présenté sont tombés aujourd’hui. À la surprise de tous (et presque jusqu’à la mienne !), je ne suis pas admis (ni sur liste principale, ni sur liste complémentaire.) J’avais pourtant dit à tout le monde au dicastère que mon oral me semblait s’être bien passé. Je pensais même avoir fait bonne impression à deux des trois jurés, le troisième, qui était de l’Éducation Hellénique, et qui se trouvait être le président du jury, viens-je de vérifier dans l’arrêté de composition d’icelui, m’ayant paru quant à lui tout à fait glacial. Simplement, j’avais mis sa froideur sur le compte des hautes fonctions qu’il occupait dans l’administration de l’Éducation Hellénique, qu’il m’avait dites au début de l’oral et que j’avais oubliées aussitôt, mais dont le costume et la morgue y attachées me rappelaient constamment qu’il n’était pas tout à fait n’importe qui dans la hiérarchie et, surtout, qu’il était manifestement très imbu de sa hauteur académique. Mais je croyais tout de même avoir favorablement impressionné les deux autres jurés. Et surtout, je ne pensais pas avoir démérité dans les différents exercices ni trop mal répondu aux questions qui m’avaient été posées. Mes amies du dicastère me disent que si mon nom ne figure pas du tout dans le classement des reçus, c’est qu’on a dû me mettre une note délibérément éliminatoire. Peut-être ont-elles raison. Je me demande s’il n’y a pas quelque rapport entre mon élimination et le différend qui m’oppose au rectorat de l’académie d’Acaris, que j’ai porté devant le dicastère administratif et qui n’est toujours pas résolu ; d’autant que c’est le rectorat qui organisait ce concours interministériel déconcentré. C’est pourquoi j’ai voulu retrouver à l’instant dans l’arrêté de composition du jury quelle était la fonction du serpent dont j’avais bien senti le venin me glacer un peu le sang : pour trouver un lien éventuel entre cette fonction et mon élimination. Or ce reptile n’est autre que le secrétaire général de la Direction des services nomarchiques de l’Éducation Hellénique d’Argolide. Se pourrait-il qu’il ait su qui j’étais et fait en sorte de se débarrasser de ma misérable personne ? Ce qu’il y a d’honnête et de raisonnable en moi me dit que non, que la chose est impossible, qu’on ne peut douter ainsi de la probité d’un jury de fonctionnaires, que c’est aussi vulgaire que d’être complotiste. Mais le paranoïaque qui dort en moi d’un sommeil trop léger me crie que si, bien sûr ! Et comme un malheur n’arrive jamais seul, ayant inexplicablement baissé la garde, tout à l’heure, je me suis laissé aller à confier aux amies du dicastère qu’il y avait un différend entre le rectorat et moi (sans en dire davantage) qui pourrait peut-être expliquer, en effet, une note délibérément éliminatoire… Elles vont se poser mille questions, maintenant ! C’est donc peut-être aussi le début de ma fin dans ces parages dicastiques… Et tout cela pour un concours dont je n’avais que faire, et dans lequel je ne me suis engagé que pour me sortir d’une conversation qui n’en finissait pas avec des collègues de travail trop insistantes ! Pour en revenir à mon élimination, l’explication est peut-être toute simple : j’ai pu être mauvais, après tout ! Mais je serais trop présomptueux pour l’admettre… Il est vrai que voir passer devant moi, à un concours de niveau bac moins trois, une soixantaine de greluches est un peu rude pour mon égo. Moi qui pensais n’en avoir aucun !

 

06.VI.2024

06/06/2024, 23:49 | Lien permanent | Commentaires (0)

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